PASSÉ | FESTIVAL HIP-HOP NON STOP : RENCONTRES PROS RAP

⚫️  25 & 26 août 2021
⚫️ 10€ Réservation sur le site : https://www.lestheatres.net/fr/a/2982-aller-vers—lettres-de-mon-moulin

😷 Respect des règles sanitaires

25  AOÛT

14h-16h Table Ronde #04 Managers, producteurs, tourneurs… Le hip-hop à Marseille, entre artisanat et industrie

Success stories exceptionnelles mises à part, les carrières musicales ne se construisent pas sans plusieurs ingrédients essentiels. Outre le talent, bien sûr (qui aide toujours un peu), il y faut un travail acharné, sur un temps parfois long, et surtout, la présence d’un entourage à même de canaliser ce travail et ce talent. Il s’agit de les rendre conformes, de manière plus ou moins volontaire, aux exigences de modes de production et de consommation hautement compétitifs et volatiles. La production de musique hip-hop repose notamment sur un renouvellement constant de l’offre artistique, pour alimenter une demande particulièrement encline à passer d’un « nouveau jeune talent » à un autre, oubliant le précédent dans des limbes peuplées de wannabes. Management, production de supports discographiques, dimension juridique, édition, organisation de tournées… Nombreux sont les métiers qui constituent la chaîne de ce qu’il faut bien appeler l’industrie du hip-hop. Quelle est la réalité actuelle de cette industrie ? Quelles compétences clés recouvrent ces activités ? Comment les acquérir ? Et enfin, dans une ville notoirement reconnue pour son vivier de talents artistiques, mais beaucoup moins pour ses forces vives organisationnelles et productives, comment agir en direction d’une structuration de l’industrie favorisant la créativité et la longévité ? 

Texte rédigé par Stéphane Galland 

Modérateur Stéphane Galland – journaliste, programmateur, DJ – Le Coton Club, 88.8FM, WWFM Intervenants 3 Fabien Elarouti – producteur – 13e Art Music Ladjoint – beatmaker, producteur, ingénieur son – Skenawin Studio Aymeric Genty – label manager – I.O.T Records Emilie Hauck – A&R director & label manager – OM Records / BMG

16h15-17h45  Palabre #01 Rémi Boivin – Docteur en sociologie – Enseignant Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche à l’Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3 Comment le rap construit sa centralité à Marseille ? 

Comment s’opère l’association entre un répertoire culturel et un territoire urbain ? À partir d’une enquête ethnographique auprès d’artistes marseillais, Rémi Boivin met en lumière les « ressources écologiques » que ces derniers mobilisent pour construire à Marseille la centralité du rap. Peut-on associer un répertoire culturel et un territoire ? Le chercheur se propose de mettre ce questionnement à l’épreuve d’un cas empirique : le rap à et de Marseille au cours des années 2010. Rémi Boivin s’intéresse à l’existence sociale des musiques en milieu urbain, à partir de la description de leurs modes d’apparition publique et de leurs mises en scène par le territoire. Construit par un ensemble d’images, de récits circulant à l’intérieur et à l’extérieur de la ville, et actualisé par des pratiques, il fait surgir un imaginaire du lieu, qui participe à définir Marseille comme « l’autre capitale du rap français ». Rémi Boivin est sociologue, il enseigne actuellement à l’Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3 (UFR Arts & médias). Il viendra parler de son travail de recherche sur la place du hip hop au centre-ville de Marseille. Ce temps sera suivi d’une discussion avec la salle, qu’on espère savoureuse !

FORMATIONS

Deux formations synthétiques et directement accessibles, sur des aspects incontournables du développement en 2021. Charlotte Le Gal – Spécialiste en communication digitale – Umanoïa https://umanoiamusic.com/ Le matin De 9h30 à 11h 8 Comprendre les réseaux sociaux Est-il nécessaire d’être présent sur toutes les plateformes ? Quels sont les indispensables pour un développement ? Qu’est ce qui est à faire ? A éviter ? La formatrice Charlotte Le Gal proposera un focus sur Youtube, Instagram et TikTok. L’après-midi De 16h à 17h30 Youtube & ses bons usages Comment optimiser votre chaîne ? À quel rythme et quand publier ? Comment analyser vos retours ? Quelles sont les règles pour développer sa présence sur Youtube ?

11h-13h 

LA SEANCE DE 11H

Séance d’écoute commentée de vinyles Le rap US en 15 albums mythiques Par Grandmaster DJ Rebel Venez vous plonger dans une salle obscure ! Qui n’a jamais vécu les joies d’une séance de ciné le matin ? Rentrer dans la salle à l’heure du café puis en sortir en plein jour, les yeux éblouis par la lumière ardente du jour. C’est à une séance vivante que nous vous invitons. Imaginez la scène : vous vous installez dans le fauteuil rouge d’un théâtre à l’italienne au charme désuet. Les lumières sont tamisées. L’ambiance est cosy, feutrée. Vous vous calez confortablement, bien au fond du siège. Sur scène, Dj Rebel vous fait face. Il est assis face à une table basse. Il y a devant lui des disques vinyles et une platine Technics. En deux heures et une quinzaine de disques, Dj Rebel se propose de vous raconter son histoire du rap US, des origines au tournant des années 2000. Le temps est divisé entre paroles doctes, anecdotes, mise en contexte, analyses critiques, et temps d’écoute. Attentive. Les yeux clos. Le sound system envoie des basses puissantes. Vous vous laissez aller. Vous voilà en plein cœur de South Bronx en 1979. Dj Rebel est sans doute le plus ancien DJ hip-hop de Marseille. Près de quarante ans d’activisme ! Il a vécu et a traversé toutes les époques du rap marseillais. Premier DJ – avec Kheops – des radios libres du début des années 80, il est au centre de l’émergence de cette nouvelle scène hip-hop qu’on dit alors éphémère. Dans les années 90 on le retrouve avec Dj Majestic aux manettes de la perle noire du rap marseillais, le Soul Swing (avec en MC’s Faf Larage, Def Bond et K-Rhym le Roi, excusez du peu !), mais aussi aux commandes de l’émission mythique de radio Grenouille, Tempo Rebel. C’est également lui qui transmet sa passion via les ateliers de scratch, cinq jours par semaine à la Friche, ou plus occasionnellement en Afrique. Depuis, il n’a jamais cessé d’être actif. 9 Rebel, c’est LE professeur. L’homme à la culture pléthorique, aussi habile au scratch que pour transmettre sa passion. L’écouter parler, c’est apprendre en s’amusant. La séance est unique. Nous vous conseillons donc de ne pas rater cette expérience qui s’annonce exceptionnelle !

26 AOÛT

10h-13h Palabre #02 Sacem et Bibliothèque nationale de France, comment déclarer, protéger ses œuvres ?

Nous vous proposons, à la suite, deux interventions qui ont pour trait commun la protection des œuvres. D’un côté la Sacem, ou comment déposer ses œuvres pour les protéger et les valoriser. De l’autre la Bibliothèque nationale de France, ou comment conserver des œuvres en tant que patrimoine immatériel pour les générations futures. 

10h-11H30 

Avec la SACEM Serge Ansourian – Délégué régional détaché, établissements culturels & festivals – Sacem À propos de la Sacem 6 La musique accompagne nos vies et, depuis 170 ans, la Sacem accompagne celles et ceux qui la créent. 182 520 sociétaires, 175 750 auteurs, compositeurs et 6 770 éditeurs l’ont choisie pour gérer leurs droits d’auteur. Porte-voix des créateurs, partenaire de confiance des diffuseurs de musique, la Sacem agit pour faire rayonner toutes les musiques, dans leur diversité. Société à but non lucratif, la Sacem contribue à la vitalité et au rayonnement de la création sur tous les territoires, via un soutien quotidien à des projets culturels et artistiques. Ensemble, faisons vivre la musique ! La Sacem est une société civile à but non lucratif, gérée par ses membres : les auteurs, les compositeurs et les éditeurs de musique. Elle fonctionne sur le modèle d’une coopérative. La Sacem collecte et redistribue les droits d’auteur, protège et défend les intérêts de ses membres et soutient la création en France et à l’international. La Sacem paie les droits d’auteur à ses membres lorsque leurs œuvres sont diffusées en public. Plus une œuvre est écoutée, reproduite ou diffusée, plus elle génère des droits d’auteur. Les barèmes de rémunération sont les mêmes pour tous les créateurs et éditeurs, peu importe leur renommée. Les jeunes artistes de rap marseillais sont demandeurs d’information sur le droit d’auteur et le fonctionnement de la Sacem pour se professionnaliser. Le délégué régional local viendra vous donner les principales clés de compréhension pour faciliter votre rapport à cette société civile. Au programme : une présentation du droit d’auteur et de la Sacem, les modalités d’adhésion, mais aussi les services disponibles pour les artistes. Cette présentation sera étayée par des mini-films pédagogiques et une navigation sur le site Internet de la Sacem. https://www.sacem.fr

11H30-13h 

Avec la Bibliothèque nationale de France Benoît Cailmail – Adjoint au directeur du département de la Musique – Bibliothèque nationale de France 

Debussy, Duhamel, Bérurier noir. Trois univers pour un point commun : la Bibliothèque nationale de France. Préserver le patrimoine musical pour mieux le transmettre aux générations futures. Les missions de la Bibliothèque nationale de France se résument en quatre C : Collecter, Cataloguer et Conserver le patrimoine national pour mieux le Communiquer à toutes celles et tous ceux qui en auraient l’usage. Au sein de la BnF, le département de la Musique est l’une des plus importantes bibliothèques musicales au monde. Elle conserve la mémoire de la création musicale nationale et internationale et détient notamment des ensembles très importants de manuscrits musicaux autographes, de fonds d’archive, d’iconographie, de Bach, Mozart, Beethoven, Schumann, Chopin, Liszt, Berlioz, Fauré, Debussy, Ravel… Depuis quelques années, le département s’applique à poursuivre cette politique engagée par la Bibliothèque nationale depuis le XVIIIe siècle en veillant à la représentation des grands courants de toutes les musiques (et non de la seule musique dite « savante ») des XX e et XXI e siècles. La musique de film, le jazz, la chanson et toutes les autres formes de « musiques actuelles » sont donc l’objet de toute leur attention. A titre d’exemple, les archives du groupe punk « Bérurier noir » ont fait leur entrée au département. La scène hip-hop française, en général, et marseillaise, en particulier, s’inscrit pleinement dans l’histoire musicale nationale, et intéressent donc, à ce titre, la BNF. A Marseille, comme sans doute ailleurs, les archives du hip-hop sont disséminées, dans des caves, des greniers, chez des particuliers, dans les cartons des associations. Le passage du temps les a fragilisées. Certaines sont déjà perdues. Il est donc judicieux d’entamer le travail d’archivage, de conservation et de numérisation.

L’adjoint au directeur du département musique sera présent aux rencontres de Hip Hop Non Stop pour présenter en détails la politique d’archivage de la BNF et rencontrer les activistes qui s’intéressent à cette question cruciale. https://www.bnf.fr/fr/departement-de-la-musique https://archivesetmanuscrits.bnf.fr/

14h-16h Table Ronde #05 Nouvelle génération, nouvelles pratiques

 Depuis la déferlante de la fin des années 90, jamais la scène marseillaise n’aura été aussi plébiscitée qu’actuellement, passant à une nouvelle dimension commerciale et à une échelle de notoriété inédite, avec l’avènement de la trap et de la drill Made in Mars, jusque dans la variété : ainsi en avril dernier, Jul est devenu «l‘artiste urbain francophone » le plus écouté sur Spotify avec 2,5 milliards de streams, juste devant PNL et Ninho. On a vu naître cette nouvelle génération de « débrouillards à jamais » qui, par manque d’opportunités, a dû et su s’organiser et créer ses propres business models en utilisant les nouveaux outils à disposition : les réseaux sociaux. Cette génération hip-hop se distingue par sa spontanéité, sa diversité culturelle et son côté touche à tout sans complexes, avec une ambition commune : s’imposer sur la scène nationale voire internationale. Inspirés par les récents succès, ces jeunes « self-made men & women » ne cessent de s’organiser et de se professionnaliser dans tous les secteurs de la production musicale, audiovisuelle, événementielle, dans la synchro et le branding musical, ou encore la création de nouveaux médias… Qui sont-ils / elles ? Comment s’organisent-ils / elles ? Quels sont les défis auxquels ils / elles doivent encore faire face ? Quelles sont les opportunités encore peu exploitées ? Quelles voies empruntent-ils / elles pour se professionnaliser ? Des passerelles peuvent-elles exister entre l’activisme de ces nouveaux acteurs du mouvement hip-hop à Marseille et les politiques publiques relevant de nos institutions ? Texte rédigé par Samia Kadiri Modérateur Samia Kadiri – journaliste indépendante Intervenants Tarik Chakor – Maître de conférences – Aix-Marseille Université et co-fondateur de l’agence La Firme (agence spécialisée dans la mise en relation entre artistes et marques) S.Téban – Rappeur – Tesma Prod Yung Vagabond – Réalisateur de vidéos clips – 134Clip Samantha (Panda Laley) – Danseuse – Alfa Gang, SOF, Move Hunters Gabescko Gabs – directeur artistique, manager, chef de projet – co-fondateur du collectif Astral Gang Records

16h15-17h45  Palabre #03 Conversation avec Micflow : le human beatbox, pas que de la bouche ! 

Micflow – beatboxer, champion de France 2006 et 2007, champion du monde par équipe 2009 Avec Micflow l’on parlera de human beatbox, sans doute la moins médiatisée des disciplines hip-hop, mais non la moins spectaculaire. Rappelons si nécessaire que le beatbox est l’art qui consiste à reproduire un rythme, imiter des instruments, des mélodies ou encore des scratchs à l’aide de la bouche, du nez et des cordes vocales. Durant cette heure de discussion avec l’un des meilleurs représentants français de la discipline, nous aborderons l’histoire d’un mouvement présent dès les origines, son évolution, son apprentissage, sa transmission et sa pédagogie, pour ensuite aborder des aspects plus artistiques et notamment cette nouvelle approche que permet la « loop station ». Attendez-vous à une discussion exaltante, mais aussi à des démos et à du gros son ! Micflow est multiple champion de France avec son duo PHM (Micflow, Mr Lips). Il est également champion du monde par équipe en 2009, avec son groupe Under Kontrol (Micflow, Mr Lips, Tiko, Faya Braz). Under Kontrol a publié le premier (et très remarqué) album français intégralement composé en beatbox. Sorti en 2011 sur Full Rhizome/I.O.T. Records, il s’intitule « 1 ». Micflow a collaboré, notamment, avec Laurent Garnier sur l’album « Tales of a Kleptomaniac », dans le titre « Freeverse Part 1 ». Au cours des années il a, en parallèle de son activité artistique, développé une pratique pédagogique qu’il enseigne lors d’ateliers et master classes pour tous types de publics.