UNE PARTIE DE 180

Mohamed et Abdou, rue Saint-Théodore   Mohamed – Moi, j’habite au 17 de la rue Pressensé, depuis toujours. Cette année on a le bac, donc on a moins le temps de rester dans le quartier.

UNE VIE AU BAIN DOUCHE

Jacqueline, Hammam Sultan, rue de la Fare   Je m’appelle Jacqueline. Mes parents ont fui l’Arménie en 1914. Mon père est d’abord resté un an ou deux en Turquie, et il est arrivé en France en 1917. Mes parents se sont mariés en France. Mon père a commencé comme menuisier à Nice. Plus tard, ils ont pris une épicerie à …

« UN FILM QUI VA CHANGER LE REGARD DES GENS SUR LES ROMS »

Lucian et Marcel, rue Longue des Capucins   Moi, c’est Lucian et lui c’est Marcel. On est Roms. Ça fait longtemps qu’on est dans le quartier. Avec mon collègue, on a un projet de film. On veut changer le regard des gens sur les Roms. Parce qu’il n’y a pas une réalité des Roms, il y en a plein.

LA LANGUE, LA CLÉ DE LA VILLE…

Bailasan et Basela à l’Alcazar   On est arrivées à Marseille en 2013. On fuyait la guerre en Syrie. On vivait dans la banlieue de Damas, le quartier palestinien de Yarmouk. Nous sommes à la base des réfugiées palestiniennes en Syrie et aujourd’hui des réfugiées syriennes en France.

RENAISSANCE DE LA MANDOLINE A MARSEILLE

Vincent, au Théâtre de l’Œuvre   Je m’appelle Vincent Beer Demander, j’ai commencé la mandoline dans une école populaire de mandoline à Toulouse, ensuite j’ai fait des études à Paris. Et Marseille, Marseille, Marseille revenait sans cesse, car Laurent Fantauzzi qui est un des plus grands mandolinistes français vivait ici. Je suis arrivé à Marseille en 1998. Je n’avais aucun …

THE PLACE TO DO

Vanessa, au théâtre de l’Œuvre   Moi c’est Vanessa, j’ai vingt-huit. Je suis arrivée dans le quartier il y a 4 ans. Avec des amis étudiants d’Aix et de Marseille, on s’est mis en coloc dans un grand appartement rue Francis de Pressensé. Pour nous, c’était classe d’être à Belsunce, ça fait référence à la musique Belsunce breakdown, c’est tout …

L’ASSOCIATION DES COMMERÇANTS CHINOIS

Dingguo Chen, rue Thubaneau   Je suis président de l’association des «Commerçants Chinois de Marseille» dont les locaux sont rue Thubaneau. C’est une association qui permet d’aider les nouveaux arrivants chinois à s’installer ici et qui a pour objectif de permettre aux commerces chinois de se développer. A Marseille, il y a beaucoup à faire. Il y a un énorme …

BELSUNCE AU FEMININ

Joëlle, rue du Relais   Je suis marseillaise, ça c’est sûr. Je suis née aux Aygalades, quartiers nord. Quand j’étais petite, ma mère, bien sûr, elle nous descendait au centre pour faire les courses. Mes meilleurs souvenirs sur le cours Belsunce, c’est les cireurs de chaussures. Ils installaient leurs clients sur des chaises hautes et ils crachaient sur les chaussures …

LE CINÉMA RETROUVÉ

Sabah, la boutique jaune, rue des Dominicaines   Je m’appelle Sabah Bekeira. Ici, c’est mon quartier. Je suis née au Panier mais j’ai grandi aux Grands Carmes. Du coup, Belsunce avec ses ruelles, c’était mon terrain de jeu quand j’étais enfant. Je suis partie à plusieurs reprises mais j’ai toujours gardé un lien avec le quartier. Aujourd’hui je travaille rue …

HABITUDES

Antoine, à l’angle des Petites Maries   Je vis à Marseille depuis 18 ans, je suis arrivé en 1998, j’ai toujours vécu au centre-ville à Marseille. J’ai souvent déménagé. Belsunce, j’y ai vécu dix ans en tout. Une première fois pendant deux ans rue des Convalescents et huit ans ici à l’angle, rue des Petites Maries. Mon fils, Khalil, a …

UN NOUVEAU CENTRE

Maxime Nelka, magasin Ness, cours Belsunce   Je suis dans le secteur depuis vingt-cinq ans, j’ai monté cette affaire le Magasin Ness sur le Cours Belsunce, je vends des vêtements pour hommes au détail. Avant j’avais une affaire rue Tapis Vert dans le commerce de gros. Mon père vendait déjà des vêtements pour hommes, en Algérie, puis à Marseille. C’est …

CETTE RUE, C’ÉTAIT NOTRE TOMBEAU

Solange, rue Thubaneau   Je m’appelle Solange, je suis une ancienne toxico de la rue Thubaneau. Je crois que je suis une des rares qui soit encore là. De cette génération, il n’y a presque plus personne. La première fois que je suis venue, c’est en 1984, j’étais très jeune, j’avais 21 ans. C’était par hasard avec des potes. Des …